Ma vie de Freelance
Ma vie de Freelance
janvier, 2018 2 Commentaires

Hello ! Aujourd’hui je vous parle de la vie de Graphiste Illustratrice freelance, ou comment se passe la vie professionnelle à la maison. #vismavie 

Comme vous le savez peut-être, j’ai à présent une double casquette. Je suis graphiste illustratrice indépendante et diététicienne-nutritionniste. Après 2 ans d’études acharnées, je vais enfin pouvoir réaliser mon rêve en pratiquant deux métiers bien différents et pourtant complémentaires et tout ça en étant ma propre patronne. Pas toujours facile, c’est vrai, et surtout il faut une bonne dose d’énergie (ça tombe bien j’en ai un gros paquet !)

Quand je raconte que je travaille depuis chez moi, j’ai de nombreuses questions de la part de mes interlocuteurs. Souvent c’est une vie qui donne envie, qui fait rêver. Je vous l’accorde ce n’est pas désagréable, mais surtout on ne se doute pas du travail colossal qu’il y a derrière, et je bosse certainement plus que quand je travaillais en entreprise. (J’avais d’ailleurs écrit un article sur la comparaison entre freelance et salarié : https://www.leaaax.com/du-freelance-au-cdi/ )

Les inconvénients de la vie Freelance

Autant commencer par les « mauvais » côtés. Quand je dis mauvais, ce n’est évidemment pas horrible, mais certains pans de l’indépendance peuvent être assez désagréables.

Enfiler toutes les casquettes : Quand on est indépendant, il faut avoir tous les rôles : manager, comptable, chef de projet, commercial, service client, graphiste (of course ! )… et j’en passe. Imaginez, en entreprise, tout ce petit monde bosse de son côté pendant une journée entière. Quand on est seul, il faut savoir que certaines tâches prennent BEAUCOUP de temps. Les devis, les factures, les coups de fil « brief » avec le client, la réalisation, les retours clients etc… Pas toujours facile de faire tout rentrer en 8h. Pendant les périodes de rush, il m’arrive de travailler toute la journée et jusque tard le soir. #journeede38h

Etre commercial : C’est sans doute le point que je déteste le plus. J’ai pourtant vite appris à sortir les griffes face aux opportunistes, aux requins ou encore aux clients louches. Savoir défendre son boulot, ses tarifs parfois, son travail, est INDISPENSABLE. Ce n’est pas toujours aisé et surtout pas agréable, de mon point de vue. Je pars du principe que si un client veut travailler avec moi, il a déjà normalement de nombreux renseignements sur mon site, ma façon de travailler, bref… Il est hors de question de travailler au rabais ce que je ne trouve pas professionnel du tout. Bien sur, il peut y avoir une marge de négociation suivant le travail demandé ou encore suivant le client (petite ou grosse entreprise) mais il ne faut pas me prendre pour une endive #jaimelesfruitetleslegumespourtant

Une pression parfois High Level : être freelance, c’est aussi offrir un service dans un domaine de prédilection. Si un client s’adresse à nous, il paie pour avoir un rendu optimal. En entreprise, il est possible de rentrer dans une routine et de faire des boulots un peu « mécaniquement » sans trop réfléchir… En freelance pas de droit à l’erreur. Votre réputation risque de prendre un sacré coup en cas de travail bâclé. J’essaie toujours d’aller plus loin, voire de sortir de ma zone de confort me mettant souvent une pression dingue (ce qui est quand même ridicule quand j’y réfléchis). C’est aussi certes un avantage mais quand même…

Le salaire irrégulier : Aïe on parle de sous. Cette vie free a aussi un prix. Il peut arriver que des mois soient moins productifs que d’autres et l’instabilité reste constante (sauf en cas de clients réguliers). Sachez qu’en cas de demande de prêt, les banques peuvent faire grise mine, qu’on ne sait jamais de quoi demain sera fait et il faut mieux être d’une nature prévoyante et anticiper ! Etant donné qu’il faut avoir un compte dédié pour son activité il est facile en un coup d’oeil de voir si les affaires roulent. J’ai eu (et encore maintenant) beaucoup de mal à arriver à me verser un salaire, plus par peur que par manque. Je vous assure, c’est bizarre.

Faire face à des clients pas toujours jojos : Hé oui, là aussi, on ne sait jamais sur qui on va tomber lorsqu’on est contacté pour un travail. Et croyez-en mon expérience, on peut être surpris surtout venant de certains groupes ! J’ai de la chance, je n’ai pas eu trop affaire à ce genre de cas jusqu’à présent et il est généralement facile de repérer les faux plans en étant rigoureux…

Etre seul : Etre freelance c’est bosser seul (sauf en cas de projet en agence ou en équipe). Face aux doutes, indécise, dans l’impasse, ce sont des situations qui peuvent arriver. Pour ma part je suis en contact avec d’autres copains graphistes avec qui nous nous montrons nos travaux pour avoir des avis, des conseils, des améliorations. C’est un métier dans lequel il faut savoir se remettre en question et savoir faire face à la critique. Pas toujours fastoche mais indispensable !

Les avantages de la vie freelance

Bon je sais la première partie de l’article peut faire peur, et peut-être êtes-vous redescendu de votre nuage ? Mais ne vous inquiétez pas, les avantages sont bien là.

Le Planning « il est libre max » : Sans doute le plus GROS des avantages, cette liberté de pouvoir s’organiser comme on le veut. Attention ça ne veut pas dire non plus flâner toute la journée et travailler seulement 2h par jour (voir « enfiler toutes les casquettes ») mais c’est vrai que c’est bien agréable d’intégrer 2h de sport quand on veut, de pouvoir décaler ses horaires, d’aller à un rendez-vous sans rendre de compte à personne, de prendre l’air en cas de besoin etc… Tout ceci demande évidemment de l’organisation et de la rigueue mais je n’échangerai jamais ma place, rien que pour ce point. #happylife

Travailler où l’on veut : Travailler à la maison c’est le confort absolu. Je peux bosser à mon bureau, sur le canapé, de mon lit…. Bref suivant la tâche que j’effectue j’ai mes petits rituels. J’aime aussi avoir ma bulle créative chez moi, avec mon identité, un endroit où je me sens bien. C’est le plus important quand on a un métier dans la créa. Parfois la solitude peut aussi être pesante, donc j’enfile mon jean, ma doudoune et direction soit le petit café à coté de chez moi, soit les espaces de coworking. Très utiles pur faire de belles rencontres, travailler dans la bonne ambiance et sortir un peu de chez soi.

Etre en relation direct avec le client : Certains vous diront qu’ils n’aiment pas trop ça et pourtant, je trouve que c’est enrichissant et ce côté humain, quand on est graphiste en entreprise, on ne l’a pas (ce sont les chefs de projets les médiateurs entre le client et nous). Parler directement au client, c’est bien cerner sa demande, être au plus près de ses attentes et parfois avoir des échanges très constructifs. Ça a changé beaucoup ma façon de travailler.

Avoir un regard 360° sur le projet : Forcément, en étant chef de projet, l’interlocuteur direct avec le client, le comptable, le créa, le manager, on gère le projet de A à Z. Il n’y a pas de problème de communication entre les différents acteurs donc puisqu’ils ne font qu’un #schizophrénie

« Choisir » ses client « : Il peut arriver qu’on ne sente pas trop un client, ou encore que la mission ne nous plaise pas du tout ou tout simplement qu’elle ne nous inspire pas. Libre au freelance de dire oui ou non. Parfois difficile de dire non quand on sait que la fin de mois va être difficile, mais c’est au moins un choix que l’on peut faire et parfois éviter donc de mauvaises ententes ou un travail laborieux.

Faire de belles rencontres : Chercher ses clients, ce n’est pas facile. Mais parfois on rencontre sur notre route de belles personnes, pour qui on va bosser ou pas, qui deviennent même des amis. Les réseaux professionnels comme Linkedin ou Viadeo peuvent aussi réserver de bonnes surprises.

Vous l’aurez compris, comme pour tout métier, la vie de freelance a ses avantages et inconvénients. C’est un travail énorme, constant, et il faut être passionnée et ne pas hésiter à prospecter. Les avantages qu’offrent une vie à s’autogérer sont nombreux et laissent une souplesse sur laquelle il est difficile de mettre une croix quand on y a goûté. Je ne sais pas si je serai capable de retourner un jour en entreprise (mais ne jamais dire jamais, la vie est faite de rebondissements), mais je suis certaine qu’il sera très difficile de perdre cette liberté. Je tiens aussi à mettre en garde ceux qui me lisent et qui idéalisent la vie d’indépendante. Je le vis bien certes, mais je crois que j’ai le caractère pour, et l’envie. Ce n’est pas tout rose non plus tous les jours et SURTOUT je me suis lancée après près de 10 ans en entreprise, j’ai pu pendant toutes ces années me faire un carnet d’adresses, mais aussi acquérir de l’expérience sans laquelle ma vie d’aujourd’hui ne serait pas possible. Si d’autres freelance passent par ici, n’hésitez pas à me laisser vos ressentis, vous aussi, avec votre vécu. Bonne chance à ceux qui se lancent !

2 Commentaires
  1. Eugenie

    Merci beaucoup pour ton article, il est tres bien écrit pour une debutante comme moi et oui je confirme que moi qui n’ait eu que deux annees d apprentissage (malheureusement tres peu enrichissante) je pars avec de tres grosses lacunes techniques en tant que graphiste freelance !

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    1. Léa Del Aguila

      Et oui, je te conseille très fortement de renforcer ton expérience professionnelle d’abord en entreprise et avec un vrai poste en CDD ou CDI (c’est à dire où tu es vraiment responsable de tes créa pas comme en alternance (je connais je suis aussi passée par là 😉 ) Bon courage à toi 🙂

      Reply

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